Content on this page requires a newer version of Adobe Flash Player.

Get Adobe Flash player

Subscribe to Rss FeedFresh "News"

16.04.2010 : Le Caprices Festival "Retour sur 4 journées sold-out"

Depuis la création du Caprices Festival en 2003, jamais les organisateurs n'ont pu clore un festival avec la totalité des soirées sold out. Pari gagné donc pour Samuel Bonvin, Maxime Léonard et Raphaël Nanchen, les 3 organisateurs de l'évènement. La qualité de la programmation occupe certes une place de choix dans les ingrédients du succès, mais la soirée du samedi, qui était clairement le maillon faible du festival, affichait complet elle aussi. Bonne fortune hasardeuse ou prospérité logique?

Les grands moments
Focale sur 2 concerts épiques: Rodrigo y Gabriella et Birdy Nam Nam !!!
Grosse découverte dès le premier soir avec Rodrigo y Gabriella. Il est rare de voir un homme avec sa guitare, une femme avec sa guitare et une alchimie quasi instantanée avec le public. Ce dernier, séduit par une authenticité qu'on peine à trouver dans un monde musical si calculé, a accueilli le couple  mexicain avec une chaleur de feu de bois boosté à la pive valaisanne. Véritables virtuoses de la guitare sèche, ils ont offert un concert instrumental intense mêlant compositions personnelles et reprises inspirées. Le public exultait.
Vendredi, les quatre Djs de Birdy Nam Nam ont allumé la scène du Réservoir grâce à une inventivité folle et des mélanges musicaux improbables. Le public, victime d'une vraie transe collective, se léchait les oreilles au rythme des alliances sonores hallucinantes du quatuor français. Formation à suivre pour tous ceux qui vivent d'étonnement musical.
 
T'as du attendre, toi?

S'il ne fallait retenir qu'une seule question sur la perception d'un évènement par les festivaliers, se serait celle-là. Qui ne s'est jamais plaint de devoir attendre? Patienter pour prendre son billet, à la fouille, aux vestiaires, aux toilettes, aux bars, aux entrées des concerts? Bref, un évènement mal organisé peut faire sérieusement monter la pression des festivaliers et démolir la réputation du festival. Caprices, lui, ne m'a pas fait attendre, ou très peu. Seul bémol, vendredi, de nombreux resquilleurs passèrent sous les tentes et des salles furent momentanément bloquées par cette affluence imprévisible.
Mais dans l'ensemble, tout s'est déroulé comme prévu. Signalétique claire, système de transport public efficace, sécurité attentive et bénévoles souriants car bien accueillis.



The Caprices of CranZmontana
Ayant gardé la tête à la limite de l'eau pendant quelques années, la renommée du Caprices se propage. Pourquoi? Plusieurs raisons: Festival en montagne, snowboard, vacances, bonne programmation. Très peu de festivals peuvent focaliser leur communication sur des arguments similaires et donc, Caprices se démarque.
Napoléon le disait déjà:"Sans redondance, pas d'empire". De nos jours, on appelle ça le matraquage publicitaire. Tout le monde le fait, c'est normal et ça marche. Qui n'a jamais vu, dans les rues de sa ville, la grosse touffe afro de leur mascotte? Ou entendu parler du new talent tour? Qui ne sait pas que le Caprices se déroule en montagne? Après un très gros travail de comm, le Caprices sort de nos frontières. "Ho yeah, the Caprices Festival of Cranzmontana, I know that". Spécialement apprécié de la jeunesse hype, in, trendy (ou appelez-là comme vous voulez) les couloirs du festival voient défiler plus de Paris Hilton que de vieux soixante-huitards...


Mon soleil a rendez-vous avec ta lune
Bien que le Caprices Festival soit presque intégralement à l'intérieur, une météo défavorable influence toujours négativement une manifestation de cette importance, et surtout en montagne. Que se soit pour les déplacements des festivaliers, le montage du matériel, l'accueil des bénévoles ou l'ambiance générale, la météo influence et influencera encore. En 2006 par exemple, la station avait accusé de fortes chutes de neige avant et pendant le festival.  "C'est tout mignon, il neige" peut-être, n'empêche que les camions n'avaient pas réussi à déplacer correctement tout le matériel technique  et  qu'une petite moitié des bénévoles ne s'étaient pas donné la peine de monter ("pas le courage, temps de merde..."). Résultat? Un vieux stress et une bonne charrette de mécontents... Cette édition, parrainée par choose-your-meteo.org et VW (Voodoo Wheather SA) a bénéficié d'un temps exceptionnel et de températures nocturnes agréables. Il est clair que ça aide...

Et la prog dans tout ça?
Après avoir suivi la voie des gros dinosaures du rock (Robert Plant, Iggy Pop, Deep Purple, Lou Reed,... ) le Caprices a enfin trouvé  une identité qui lui convient davantage. Résolument pop classy sur la grande scène (Amy MacDonald, Gotan Project, Morcheeba), la programmation prend le large au Reservoir avec des sons plus surprenants (Birdy Nam Nam, Ghinzu, DJ Food, Carl Cox). A Crans-Montana, tanière bien connue des touristes fourrures, il semble donc possible de porter une Rolex et un t-shirt d'Aphex Twin... Au final, une programmation léchée alliant classe et déviance contrôlée.

Le Caprices Festival semble donc avoir trouvé une direction identitaire qui leur plaise à eux, à la station et partenaires qui acceptent de les suivre et aux festivaliers qui veulent bien se déplacer. Ils ont certes bénéficié d'une météo clémente et d'une programmation agréable, il se trouve que la renommée du Caprices Festival continue de grandir. Beaucoup critiqué au début pour avoir voulu jouer trop tôt dans la cour des grands, le Caprices ne plaisait pas à tout le monde. Soit. Mais que l'on aime ou non, le Caprices Festival a réussi le challenge de mêler tourisme bling bling et festival de qualité, il s'est inséré dans un marché de niche encore inexploité et résultat des courses: SOLD OUT.

Julien Robyr

Bookmark and Share

back to top | back to overview

News Archive

2012 | 2011 | 2010 | 2009 | 2008 | 2007

Stay In Touch